Volpato Stephane et Pingyng Fei
Reportages

Les droits de douane en baisse en Chine

Depuis le 1er décembre, les spiritueux de marcs et de vins profitent de la baisse des taxes douanières décidée unilatéralement par la République populaire de Chine. Une baisse qui profite donc aux Armagnacais.

Stéphane Volpato, directeur du Club des marques, leader des ventes en Chine pour l’armagnac (avec notamment la marque Chabot) se réjouit de la situation. « Pour bien comprendre, précise-t-il, sur les 68% de taxes que nous payons à l’entrée en Chine, il faut désormais retrancher 5%, soit 63 %. Par rapport à d’autres pays beaucoup moins taxés que la France en Chine, cette baisse peut paraitre minime, mais c’est un signe positif. Il traduit la volonté de la Chine d’améliorer encore ces relations commerciales avec la France. »

Pour Benoit Hillon, directeur de la Maison Dartigalongue, cette baisse « peut jouer sur les entrées de gamme. J’explique à mon distributeur, précise-t-il, que nous ne possédons pas des stocks de vieux armagnacs suffisants pour répondre à leurs demandes. Et donc, qu’il faut introduire des entrées de gamme pour assurer la pérennité de l’armagnac en Chine. La baisse des prix peut contribuer à cette évolution du marché. Je pense, poursuit-il, que cette baisse devrait être affectée à des opérations marketing, qu’elle devrait servir à mieux faire connaître l’armagnac en Chine. »

Cette nouvelle baisse des droits de douane est également saluée par Jérôme Delord dont les produits sont parmi les plus présents en Chine. « Certes la baisse est modeste, commente-t-il, mais il faut y voir la décision de la Chine d’ouvrir davantage son marché à nos spiritueux. Reste à savoir quel impact concret aura cette baisse sur les ventes. »

Quant à Marc Darroze, le président du BNIA (bureau national interprofessionnel de l’armagnac), il salue lui aussi cette baisse. « Elle intervient alors que les ventes d’armagnac retrouvent des couleurs en Chine, après avoir connu, il y a trois ans, un véritable tsunami. C’est très positif.  On peut lire dans cette évolution des droits de douane la conséquence d’une réorganisation du marché chinois, mais aussi de la lutte que mène ce pays contre la corruption. Or, on sait très bien que des produits haut de gamme étaient offerts. Tant mieux si demain nos armagnacs sont davantage achetés pour être consommés par les Chinois plutôt qu’offerts. »

 

 

(Photo illustration : Stephane Volpato, Directeur du Club des Marques et Pingying Fei.)

 

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