Christophe Namer
Reportages

Cardinal Du Four s’attaque à Los Angeles

Nouvelle marque, nouvel armagnac ! Le Français Christophe Namer, dans la Silicon Valley et Los Angeles depuis vingt an, déboule sur le marché américain. Avec un 21 ans d’âge déjà auréolé.

A 23 ans, Christophe Namer quittait son Aix-en-Provence natal pour rejoindre, une formation d’électrotechnicien en poche, Los Angeles. Vingt ans plus tard, et fort d’une vie professionnelle aussi riche qu’éclectique entre la Silicon Valley et Los Angeles où il réside aujourd’hui, le quadra s’offre un nouvel horizon. Ambré celui-là.

« Durant mes vingt premières années en Californie, j’ai notamment été copropriétaire de trois restaurants, raconte Christophe Namer. Nos clients imaginaient que j’étais très connaisseur en vins et en spiritueux uniquement parce que je prononçais bien le nom des domaines et châteaux, s’amuse-t-il. En réalité je n’y connaissais rien. »

Mais la passion pour le vin, les alcools, est bien là. Alors Christophe décide de se former. Durant trois ans. Il devient sommelier et « spirit specialist » après avoir fréquenté plusieurs écoles de renom. Diplômé, durant six ans il travaille pour la vodka Grey Goose puis commercialise aussi le cognac Louis XIII, le produit prestige de Rémy Martin. De quoi se forger un joli réseau.

« Mais j’avais envie de créer ma propre marque, lâche Christophe. Pour tout dire j’imaginais la créer dans l’univers du cognac. Les difficultés de se lancer, de faire le premier pas, retardaient mon projet. » Jusqu’à une rencontre qui donne un nouvel élan à l’Aixois. « J’ai fait la connaissance d’un ami de Stéphane Volpato (propriétaire de la Maison cavé et directeur du Club des marques, Ndlr) avec qui nous avons parlé d’armagnac. Et pourquoi ne pas me lancer dans l’armagnac ? »

Un séjour dans le Gers, à Lannepax chez Stéphane Volpato, finit de convaincre le néo-américain. « J’ai été conquis par les armagnacs que j’ai dégusté dans les chais de Lannepax », reconnait Christophe.

Démarre alors un nouveau projet. Il est acquis qu’un maitre de chai du Club des marques réalisera l’assemblage dont rêve Christophe. Quant à la marque ? « Je souhaitais un nom qui soit un clin d’œil à l’extraordinaire histoire de l’armagnac ». Cardinal Du Four est créé, déposé et désormais utilisable dans le monde entier. Il fait évidemment référence à Vital Dufour, le prieur d’Eauze qui, en 1310, a décrit les 40 vertus de l’armagnac, texte jalousement conservé dans la bibliothèque du Vatican.

« C’est magnifique d’évoquer une eau-de-vie présente au Moyen-Age », se réjouit le propriétaire de Cardinal Du Four qui commercialise une première eau-de-vie d’armagnac baptisée « 21 Rébellion ». Explications. 21 ans, c’est le plus jeune des armagnacs qui composent son assemblage dont le plus âgé à 43 ans. « Et la signification du nombre 21 renvoie également à la Rébellion dans la Bible, » poursuit Christophe qui n’hésite pas à proposer une « rébellion de l’armagnac contre le cognac. »

Pour l’heure, le propriétaire de Cardinal Du Four a déjà gagné de beaux galons, avec une médaille d’or décrochée (en 2019) au Concours général agricole de Paris par son « 21 Rébellion ». Désormais, « la marque Cardinal Du Four s’appuie sur trois piliers, explique son créateur. L’harmonie de l’assemblage de l’eau-de-vie, l’illumination projetée sur l’armagnac et l’émerveillement que suscite la bouteille que nous proposons aux amateurs d’eau-de-vie ».

« 21 Rébellion » est à la vente. En Californie évidemment, où Christophe Namer possède un solide réseau. Positionné « haut de gamme » au prix de 380 dollars, cette première eau-de-vie de Cardinal Du Four est en conquête à Los Angeles, dans la Silicon Valley avant Las Vegas, la Floride, New York, le Texas… « Puis je pense à la Chine, la Russie, Taïwan », annonce Christophe Namer qui envisage dans quelques jours une nouvelle visite de travail auprès de Stéphane Volpato « à qui je dois beaucoup dans cette aventure », et ses collaborateurs.

 

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