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« Nous avons réalisé de belles choses »

La campagne de distillation 2019-2020 est un bon cru pour Philippe Gironi, principal distillateur armagnacais. Et les volumes distillés sont corrects après, pourtant, un mauvais printemps

La campagne s’est officiellement achevée le 31 mars dernier. Les Armagnacais ont distillé quelque 15 200 hectolitres d’alcool pur, contre 18 618 hl en 2018-2019. Un premier constat commenté par Patrick Farbos, le président de l’interprofession armagnac (BNIA) : « cette campagne a été marquée par un printemps 2019 au cours duquel bon nombre de vignobles gascons ont été frappés par le gel. D’où une récolte bien moindre que lors d’une année « normale ». Pour autant, poursuit le président Farbos, je suis heureusement surpris que l’on ait distillé autant. »

Si en effet, cette récolte 2019-2020 se situe en dessous de la précédente, les volumes distillés s’approchent tout de même d’une année sans accidents climatiques. A noter aussi que le volume important distillé en 2018-2019 faisait lui-même suite à une campagne 2017-2018 catastrophique et marquée elle aussi par le gel.

Cette campagne laisse un goût très fruité à Philippe Gironi, distillateur privé qui, à lui seul, distille 20% de l’eau-de-vie, qu’elle soit du Haut-Armagnac, de Ténarèze ou du Bas-Armagnac. « J’observe une belle dynamique sur l’ensemble du terroir, note-t-il. Les Armagnacais y croient, ils communiquent et organisent de nombreuses animations et fêtes autour de leurs alambics. C’est très réjouissant. »

«Beaucoup disent vouloir faire plus et mieux l’année prochaine, ils s’engagent, ont envie de perpétuer et de développer l’armagnac », se réjouit Philippe Gironi. Quant à la qualité du millésime sorti des alambics, « elle est globalement très bonne, nous avons fait de belles choses, lâche-t-il. Il faut dire que les vins sont toujours meilleurs. Dans ces conditions les eaux-de-vie ne peuvent qu’être meilleures. »

 

Philippe Gironi
Philippe Gironi

 

 

 

 

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