Reportages

Arton s’ouvre l’horizon

Installés voilà moins d’un an sur la proprité familiale de Lectoure, Lili et Jean de Montal ouvrent portes et fenêtres du domaine Arton. Les États-Unis, la Chine mais aussi la France tendent les bras à leurs armagnacs.

En mai dernier, pas encore remis d’un confinement qu’ils choisissaient de passer en famille sur le domaine Arton à Lectoure, Lili et Jean nous racontaient leur histoire (cf, ArmagnacNews du 1er juin 2020). Terminée la vie en Asie.

Après de longues années dans le milieu de la mode et des grandes marques, Lili optait pour la Gascogne, ses vins et les armagnacs du domaine créé par Patrick de Montal. Si Jean poursuit sa mission dans une importante entreprise française dans le domaine de l’eau, plus de vacances : tout son temps libre est consacré au développement d’Arton.

Quelques mois plus tard, le jeune couple est conforté dans son projet. Si Patrick de Montal et son épouse Victoire gardent un regard accompagnateur sur la propriété, les jeunes en ont pris les rennes. Et tout particulièrement Lili, chargée de mettre en musique leurs nombreux projets.

« Depuis de longs mois déjà, précise Jean, nous travaillons sur le vignoble. » Une démarche qui emprunte à l’agroforesterie et lorgne sur une certification en bio. Dans cinq ans les 35 hectares seront devenus 55 à Arton.

Dans le même temps l’architecture du domaine est repensée. Un nouvel espace d’accueil est déjà dessiné. « Pas uniquement un lieu pour abriter la boutique de vente, éclaire Lili, mais un espace où nous développerons l’oenotourisme. Des master class pour découvrir et apprendre les vins et armagnacs, des rencontres avec des chefs cuisiniers pour une association mets/vins/armagnacs. » Des écoles, à l’instar de l’INSEEC à Bordeaux, disent déjà tout leur intérêt pour ce projet pédagogique.

Lili et Jean se donnent trois ans pour lancer véritablement leur entreprise sur des chemins nouveaux. Un horizon qu’il regarde avec un bel enthousiasme. Les premières actions commerciales sont très encourageantes.  « Il faut dire que nous avons tout à faire, sourit Jean. Papa ne s’est jamais véritablement lancé dans une démarche commerciale. »

Didier a rejoint le jeune couple. Il se veut « commerçant » plus que commercial. Son objectif est de faire entrer les armagnacs Arton dans les bonnes adresses des cavistes, des restaurants, des hôtels de la région, puis d’agrandir le cercle.

Des négociations sont en cours avec un distributeur français spécialisé dans les spiritueux mais aussi avec un importateur en Chine alors que les armagnacs Montal sont déjà sur le territoire américain.

Le jeune couple Montal tisse sa toile. « Avec ambition et réalisme », lâchent-ils. « Nous croyons en notre démarche, en la qualité de nos produits, en la capacité de notre région et à la place que le Haut-Armagnac peut avoir. Il nous faudra un peu de temps mais nous voulons faire d’Arton un lieu de vie, de rencontres, d’échanges professionnels et familiaux. » « Un lieu vivant comme est vivante l’eau-de-vie », ponctue Lili de Montal.

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