Myriam Darzacq
Maisons

De la pénitentiaire au domaine de Paguy

 

A l’âge de 50 ans, Myriam a choisi de changer de vie. Après plus de 30 ans d’une vie professionnelle particulièrement riche dans l’administration pénitentiaire qui la conduisit, notamment, de secrétariats de direction au cabinet du Garde des sceaux, la chargée de Com s’est laissée guidée par ses racines armagnacaises. « J’ai opté pour un retour aux sources familiales », sourit Myriam Darzacq dont le grand-père acquit en 1933, à la chandelle, le beau domaine de Paguy, un délicieux manoir des XVIe et XVIIe siècle.

« C’est surtout mes parents qui ont fait prospérer le domaine viticole, raconte Myriam. Un vignoble bas-armagnacais qui s’appuie évidemment sur le Baco, mais aussi sur la Folle blanche, l’Ugni blanc et le Colombard ». Les cépages armagnacais, pointerez-vous sans surprise. Sauf que le domaine de Paguy présente une spécificité, voire une originalité sur le terroir de l’armagnac. « Celui de posséder une collection d’anciens cépages comme le Plant de Grasse, le Meslier Saint-François, le Jurançon blanc ou encore la Clairette. Un conservatoire que l’on doit à la Chambre d’agriculture des Landes qui planta et suivit ces cépages anciens. Le suivi a cessé, mais les cépages sont toujours là, et bien là.

« Mon père a porté une attention toute particulière au 30 ares de chacun de ces plans, dévoile Myriam Darzacq. Au point qu’aujourd’hui nous possédons une vingtaine d’années de millésimes de chacun de ces cépages. » Extraordinaire collection pour laquelle l’ancienne chargée de Com réfléchit à la meilleure destination commerciale. A suivre donc !

Depuis cinq ans, Myriam est sur le domaine familial. Si papa est toujours présent « sur le tracteur, à la vigne », la fille de la maison et son compagnon ont pris le relais et multiplient les initiatives. Accueil en gîte et chambres d’hôtes, soirées théâtrales au domaine, ateliers cocktails… les idées ne manquent pas.

Pour la commercialisation de ses produits, Myriam a une stratégie : « la vente à la propriété et auprès de la restauration pour les armagnacs et les Flocs. Je travaille également avec deux négociants (Marc Darroze et Benoît Hillon) pour de l’armagnac en vrac. »

L’ancienne cadre de la pénitentiaire sait où elle veut aller, son enthousiasme et sa bonne humeur la pousse à explorer de nouveaux chemins. « Je crois en l’armagnac. Je pense l’avoir prouvé en quittant une situation professionnelle confortable », glisse-t-elle avec humour. Ceux qui la connaissent ne diront pas le contraire.

 

Myriam Darzacq
Myriam Darzacq – Domaine de Paguy

 

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