Portraits

Constantin devenu si Gascon

A l’âge de 84 ans, Constantin Georgacaracos s’est éteint sur sa propriété de Lagajan, auprès des siens. Le plus Armagnacais de tous les Grecs 

On ne se lassait jamais de le rencontrer. Et encore moins de l’écouter, des heures durant, raconter sa vie gersoise débutée comme les plus beaux scénarii des années 60.  Avec une malice que trahissaient ses yeux baignés du bleu azur de sa Grèce natale, Constantin racontait son arrivée à Eauze.
Ce voyage de jeunesse en Armagnac, à bord d’une voiture qui tombait en panne au bout du chemin d’une propriété : « cette propriété c’était Lagajan ! J’ai demandé de l’aide, j’ai aperçu la fille de la maison, elle était magnifique ! Alors je ne suis pas reparti et je l’ai épousée ! »
Ce récit, il le ponctuait toujours d’un grand éclat de rire. La signature de sa vie auprès de Gisèle, « la fille de la maison », avec qui Constantin a bâti sa vie gasconne. En devenant vigneron dans ce bas-armagnac gersois. Début d’une passion pour la vigne, le vin, l’eau-de-vie. Au point d’en devenir historien au travers des outils du vigneron qu’il érigera en musée paysan à Lagajan.
Cette passion pour l’armagnac ne s’est jamais démentie. Il l’a cultivée avec son épouse avant de la transmettre à Katia et Dimitri, leurs enfants, qui aujourd’hui écrivent la suite du roman débuté ce jour d’été, voilà soixante ans, au bout du chemin de Lagajan.

 

 

Avec sa fille Katia lors de la fête du Floc de Gascogne en 2018

 

 

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